Poésie contemporaine Rudes rêves
J’ai crevé l’outre du chagrin
S’écoulent grain à grain
Les humeurs sable
De mes plaies de flanelle
Les yeux écorchés
Par les filaments de larmes barbelées
Sirupent de pleurs acidulés
J’ai le cœur empesé
Par une douleur alcaline
J’en poignarde de rage
La peau du Moleskine
Et laisse gicler les maux
Sur papier à petits carreaux
Je suis Brutus
Et César est mon chagrin
Bien avant les Ides de mars
Je me draperai assassin
Et passerai par le fil
Cette impératrice livide
Je ferai saigner
Cette catin de tristesse
Je l’empalerai
Avec un vers effilé
Percerai son sein de cuivre
A la faire pisser des entrailles
Par mille soies de fiel noires
Puisse-t-elle baigner, gisante
Dans une flaque poétique
Cadavre obscène
Exposé au miel
D’un soleil public
Obsédante carcasse
Qui me ronge l’aine
Cette traîtresse inique
Grande reine rapace
Ma tristesse tyrannique
Ma peine,
Par contumace.
Dim 22 fév 2009
9 commentaires
merci pour ce nouveau partage plein d'émotions
amitiés
phil
amitiés
phil
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Quelle violence dans les mots... J'imagine le spectacle...
katherine - le 23/02/2009 à 15h33
merci oui il y avait de la violence à l'écriture, çà a débordé un chouillat
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Brrr.... ! La violence et la douleur transparaissent à travers ce poème. Il y a une force incroyable dans tes mots Philippe. C'est beau et effrayant à la fois !
Bonne journée !
Bonne journée !
Oxygène - le 23/02/2009 à 15h46
oui je m'en suis rendu compte à la relecture
merci
phil
merci
phil
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Pas moyen pour le moment de lire tes commentaires, je repasserai, la page de commentaire est toute blanche ???
ABC - le 23/02/2009 à 16h59
ha étrange ...
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Voilà, j'ai pu revenir....
La violence de ton texte t'a sûrement permis de vider le trop plein, c'est important.
La violence de ton texte t'a sûrement permis de vider le trop plein, c'est important.
ABC - le 23/02/2009 à 17h57
merci
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Mon retour sur ces pages est marqué par la lecture d'un fort beau travail ici, réfléchi, pensé... Je te dis à bientôt
stephanie gaou - le 23/02/2009 à 18h34
en fait c'est tout l'inverse ... j'ai lâché du leste et c'est un travail brut qui à mon sens devrait être élagé un peu
amitiés
amitiés
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
oui,j e crois, un peu d'élagage, et la force de ce texte ressortirait en core plus...Mais corriger un premier jet est un travail tout en finesse que je sais moi-même très mal faire
gazou - le 24/02/2009 à 09h13
on en est tous là !!
merci d'être repassée
bises
phil
merci d'être repassée
bises
phil
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
"oeil pour oeil"...Malgré des circonstances atténuantes, le verdict est sans appel: "coupable" d'une mise à mort spectaculaire , un flagrant délit prémédité où les aveux sont étalés au public. Les preuves sont accablantes. Plaider la folie? Non! Tous les poètes le sont. Ca ne tiendra pas la route. La "Vestale " a fait voeu de chasteté... Oui mais jusquà quand? On est tous récidivistes quand il s'agit de "faire la peau" à la peine aux multiples visages. la peine est une gorgone, il faut lui couper la tête sans la regarder dans les yeux...courageux Ulysse,
Je t'embrasse.
la Martine.
Je t'embrasse.
la Martine.
martine - le 24/02/2009 à 21h53
oui coupons cette tête triste
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
Ouah , c'est dur ! voilà bien des mots qui m'échappent même quand je veux crier certaines douleurs , pourtant parfosi ils sont utiles pour se libérer
Bonne journée
Bonne journée
Lilounette - le 25/02/2009 à 14h54
merci
Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
En écho à ta peine :
Absence :
Absence pour un bien
Absence pour un rien
Absence d'un lien
Absence d'un mien
Nuance de l'absence
Absence sans nuance
Quand l'absence te tient
Imagine que l'absent revient
Qu'il te prend par la main
Te montre le chemin
Que tout est bien !
Et si l'absence devenait présence ?
Il n'y aurait plus de manque
Et de nouveau un sens
Les mots auraient-ils été écrits pour rien ?