Poésie contemporaine Rudes rêves


Ouvertes les lèvres béent

Sur un fin sourire violacé

La chair tendue à craquer

Suinte des soies de fiels rosés

 

Les ourlets carnés endurent

Une pression qui torture

Elles guettent la morsure

Des pinces et de la suture

 

Sur mon lit matelassé

Ma plaie à vif suppure

Elle pulse, retroussée

 

Cette douleur, je l’endure,

Pourriture décuirassée,

Blessé et sans armure                        

Ven 19 déc 2008 Aucun commentaire