Aux pieds du colosse
aux orteils de paille
l'ombre porte la muraille
sur son maigre dos
Une lumière farineuse
s'émiètte en traits de miel
à travers la soie poreuse
d'un vitrail arc en ciel
Tel un lancelot d'antant
une fougère dentelée
plie sa lance poivrée
et joute avec la vent
Demoiselles en vertugadins
de diaphanes jonquilles
dansent une quadrille
qui enflamme le jardin
Le soleil d'été
a pris d'assaut
à la pointe de l'épée
de mon enfance, le château
Bonsoir Philippe ! J'ai un grand faible pour la 3ème strophe où "la fougère telle une lance poivrée joute avec le vent"
C'est si joliment dit !
Je la vois, coincée dans les pierres du vieux château qui lutte avec le vent qui la fait ployer...
Une très belle image !