Mercredi 11 mars 2009
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Je n’ai pas rompu le lien
D’avec nos chers défunts
Comme un pêcheur
ses rets
Je remonte des limbes talismaniques
Un mince filet d’or
vaporeux
Je souffle un amour volcanique
Sur leurs joues
râleuses
J’illumine d’un azur éblouissant
Leurs doux regards
fanés
J’insuffle une joie carmin
Dans leurs lèvres
exsangues
Je remets en vives eaux
Leurs beaux yeux
taris
J’évapore, d’un sourire silencieux
D’impérissables larmes blanches
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Poèmes
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