Dimanche 22 février 2009
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J’ai crevé l’outre du chagrin
S’écoulent grain à grain
Les humeurs sable
De mes plaies de flanelle
Les yeux écorchés
Par les filaments de larmes barbelées
Sirupent de pleurs acidulés
J’ai le cœur empesé
Par une douleur alcaline
J’en poignarde de rage
La peau du Moleskine
Et laisse gicler les maux
Sur papier à petits carreaux
Je suis Brutus
Et César est mon chagrin
Bien avant les Ides de mars
Je me draperai assassin
Et passerai par le fil
Cette impératrice livide
Je ferai saigner
Cette catin de tristesse
Je l’empalerai
Avec un vers effilé
Percerai son sein de cuivre
A la faire pisser des entrailles
Par mille soies de fiel noires
Puisse-t-elle baigner, gisante
Dans une flaque poétique
Cadavre obscène
Exposé au miel
D’un soleil public
Obsédante carcasse
Qui me ronge l’aine
Cette traîtresse inique
Grande reine rapace
Ma tristesse tyrannique
Ma peine,
Par contumace.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Poèmes
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En écho à ta peine :
Absence :
Absence pour un bien
Absence pour un rien
Absence d'un lien
Absence d'un mien
Nuance de l'absence
Absence sans nuance
Quand l'absence te tient
Imagine que l'absent revient
Qu'il te prend par la main
Te montre le chemin
Que tout est bien !
Et si l'absence devenait présence ?
Il n'y aurait plus de manque
Et de nouveau un sens
Les mots auraient-ils été écrits pour rien ?
amitiés
phil
Bonne journée !
merci
phil
La violence de ton texte t'a sûrement permis de vider le trop plein, c'est important.
amitiés
merci d'être repassée
bises
phil
Je t'embrasse.
la Martine.
Bonne journée