Lundi 27 avril 2009
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La gaîté m’emmerde !
Elle est l’opium des cons
Des « Çà ira mieux alors rions »
Bêtise érigée en qualité
Archétype de la vacuité
J’emmerde la gaîté !
La gaîté m’emmerde !
Elle est le rendez-vous des obligés
Le bon club calamiteux des vanités,
Miteux carrefour des calembours
Des « Vois comme j’te bourre »
J’emmerde la gaîté !
Les gens gais m’emmerdent !
Pauvres clowns du dimanche
P’tits rigolos du jeu de manche
Farceurs et Blagueurs invertébrés
Rigolards et Fêtards sonorisés
J’emmerde les gens gais !
Je suis triste, et à çà me plaît !
Alors qu’on me laisse trister en paix.
Pitié, mettez votre gaîté en sourdine !
Et laissez-moi pisser tout mon spleen.
Lecture au second degré (minimum) éxigée
Par Rudesrêves
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Publié dans : Poèmes
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une belle provo et mine de rien un très beau texte
tilk
Finalement, si on réflichit bien, notre environnement est plus triste que gai, alors d'être triste est sa conséquence et acceptable.
Bisou
Bonne journée
Sophie
bises
Bises amicales !
amitiés chère ABC
phil
oui je crains que le second degré ne devienne une denrée rare
et bien, et bien...
Je reviendrai...
Merci de ces mots vivifiants...
Amitiés
j'emmerde la gaité (dans son caractère artificiel, obligatoire et ostentatoire)
amitiés et merci pour ce passage chez moi
Une prouesse Phil.
Bisou bisou
gros gros bisous
J'aime ce second degrès.
Bonne fin de semaine
Je devrais m'y mettre, ça me changerait de mes textes naïf...
Bonne journée.
bises
Songeur, j'observe votre singulier texte en silence,
car étrangement, la gaîté est éloignée de mon coeur,
pourtant je ne suis pas triste, parfois juste mélancolique,
mais comme peut l'être un papillon au mois de mai
avec l'hosanna des pâquerettes, quelque peu épaté.
Bien sincèrement au premier degré, Jack.
bises
Ok, c'est compris et bien balancé. Y a des jours où la gaité des autres est insupportable... et d'autres où elle est de bonne compagnie.
Une belle soirée à vous...
La gaîté est souvent dérisoire dans le contexte actuel, et bien entretenue par les programmes d'après le JT, donc politiquement correcte et intellectuellement suspecte -tiens, pour les louper aussi, je vais re-relire ton texte.
La tristesse a une profondeur que la gaîté n'aura jamais.
Tristons donc, cher Phil, et allons tristant voir Yseult.
Oui, heu, d'accord, ça pourrait être une blague d'animateur de programme d'après JT, mais après une journée de travail follement gaie, je n'ai pas mieux !
Amitiés