La dernière phalange, bouclier contre bouclier
Les hoplites resserrèrent les rangs
Droits, ils formèrent un mur vivant
Cœurs battants derrière le fer
La droite protégée par le frère **
La sueur coulait sous les casques
La peur roulait sous les masques
Les mains, calleuses, soudain, se serrèrent
Montèrent les lances et tendirent les fers
Vague furieuse, les corps ennemis
Se disloquèrent sur la ligne unie
Se brisèrent les hampes dans la fange
Rougirent les piques de la phalange
Le bronze poli, plia mais tint bon
Les cuirasses se couvrirent de horions
Moissonnés, les ennemis se dispersent
Brisés, leurs corps refluèrent à la Mer.
Ruedesrêves, 23 juillet 2008, texte déposé, tous droits réservés.
* Hommage (fantaisiste) aux hoplites grecs venus nombreux mourir aux côtés des valeureux spartiates de Léonidas, qui eux étaient des soldats professionnels. L’histoire n’a
retenu qu’eux, pas les pauvres paysans et pères de familles Thébains et Thespiens venus pour mourir aussi.
** Contrairement aux idées reçues, le bouclier creux (Aspis koilè ou Hoplon) se portait à main gauche et protégeait donc le côté droit
de l’hoplite voisin.
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