Mercredi 1 avril 2009
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08:00
Vêtu de mon costume de matamore,
Je me suis mesuré
À Elle !
J’ai roulé des épaulettes,
Sautillé d’un pied sur l’autre,
J’ai fait craquer ma nuque,
Puis je l’ai étreinte à pleines mains.
Au comble de l’excitation,
Balloté par son souple déhanchement,
J’ai coulé en elle.
Immédiatement
Enivré.
Totalement
Noyé.
Elle,
Alanguie,
Allongée,
Souveraine,
Jouait les indifférentes.
Elle roulait d’une hanche sur l’autre,
Dans un spasme ondulé.
Après deux ou trois flux et reflux,
Hypnotiques,
Elle m’a recraché,
Comme le cadavre d’une mouette !
Pauvre embryon de moi-même,
Mort-né,
Dans son placenta salé.
Elle, impassible,
A continué
De rouler ses hanches liquides.
Elle, impérieuse,
A continué
De retrousser ses babines moussues
Sur le sable frémissant d’écume.
Je me suis confronté
A la Mer, déchaînée.
Pathétique Jonas,
J’ai sombré.
Ne reste de mon outrecuidante vanité,
Que ma carcasse échouée
Sur un linceul de galets noirs et blancs.
Par Rudesrêves
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Publié dans : Poèmes
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Roulé par la vague salée
Abandonné au souffle du vent
... j'avais envie d'une ambiance marine
en plus toi tu as le privilège immense de la cotoyer au quotidien
Bonne journée.
Chapeau bas Monsieur le Poète ! Et bises amicales pour toi Philippe !
Je t'embrasse petit dragon . Pardon si j'ai dit ce que je pensais sans fausse pudeur.
La mer s'est parée de certaines vertus humaines...."homme libre, tu chériras la mer" Baudelaire...
Beau moment de lecture, merci Phil d'art !!!
Amitiés de Christine