Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 09:38


Avec un stylet pointu
Je me suis égorgé.
Coulent les mots nus,
En un flot lent et continu.

Avec un morceau du miroir
J’ai tranché ma veine.
Gicle toute cette peine,
Dans la baignoire désespoir.

Avec une corde noueuse
J’ai brisé mes vertèbres.
S’essoufflent les vers célèbres,
Sur une potence anxieuse.

Avec un vers effilé
J’ai tranché l’inspiration
Suinte la dérision,
De ce Moi suicidé.

Avec de la chevrotine
J’ai dispersé mon spleen.
Se répandent ces restes infâmes,
Qui tachent à jamais mon âme.

Avec un filet de gaz
J’ai empoisonné mon air.
S’asphyxie de ses phrases,
L’auteur de misère.

Avec un adjectif affuté
J’ai percé mon cœur.
S’égrène ma dernière heure,
Du petit poète inhabité.




Lire aussi "Vivisection du poète" diptyque trash intitulé :
 "La mort du poète".
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 10 janvier 2009 6 10 /01 /Jan /2009 08:18


The carnival is over
Iron serpentines tumble
And the dust falls again
The bloody masks sprinkle the ground
Shrouds under bombs
The comedians will not get up
Dislocated they make body
With macabre country
In a rain of metal glitter
Caterpillars crush and cover
There will be neither petition nor reminder,
The carnival is over
Rest in scene :
Death and Hatred
And I
In front of the screen
To vomit
    My bile.  




(Ecrit en écoutant la chanson éponyme de Dead can dance "The carnaval is over".)
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 08:14


D’un coup de scalpel, net
J’ai disséqué mon âme
La plaie, boursouflure infâme
Suinte de ses humeurs blettes

D’un coup de stylet propret
J’ai embroché mon cœur
Rouge sang, s’écoule l’humeur
J’en barbouille le petit poète

D’un coup de rasoir, hagard
J’ai tranché ma veine
Et fais pisser la peine
Flaque visqueuse de désespoir

D’un coup de dague, vague
J’ai sorti mes entrailles
Long ruban de chair merdaille
Tripes en mains, je divague

D’un coup de hache, vache
J’ai fendu mon crane
S’écoule mon cervelet niais
S’envolent les idées, de biais




Second volet d'un diptyque poétique, à suivre le premier opus (?!) : Suicide poétique ...
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 08:19

J’ai mis ma tête dans le miroir
D'un seul coup, comme çà
Je ne pouvais plus le voir
Ce moi qui n’était pas moi

J’ai mis ma tête dans le miroir
Il s’est brisé en mille éclats
Mille diamants au tranchant rasoir
Mille reflets rutilants de paranoïa

J’ai mis ma tête dans le miroir
Et me suis coupé jusqu’au sang
Picasso cubiste en rouge et noir
Pieds nus, j’ai marché dedans

J’ai mis ma tête dans le miroir
De l’autre côté de mes espoirs
Une Alice de salle de bains
En quête de son blanc lapin

J’ai mis ma tête dans le miroir
Sourire carmin coup de hachoir
Ne se marre plus maintenant
Ce faciès vide et arrogant

J’ai mis ma tête dans le miroir
Et me suis retrouvé dans le noir
Aveugle, je me perçois à présent
Tel que je suis réellement


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Mercredi 7 janvier 2009 3 07 /01 /Jan /2009 13:35


J’ai rêvé que je peignais mon cœur
Bleu ardoise !
Imperméable à l’amour et à ses douleurs.

J’ai rêvé que je peignais mon visage
Rouge sang !
Immunisé au temps et à ses ravages.

J’ai rêvé que je peignais ma peine
Jaune verveine !
Infusée à s’user, la vieille rengaine.

J’ai rêvé que je peignais mon sexe
Vert espoir !
Fier dressé, bel accent perplexe.

J’ai rêvé que je peignais ma Mort
Rose bégonia !

Ridicule la Faucheuse, j’en ris encore …

J'ai rêvé que je peignais ma plume
Arc-en-ciel !
Pour qu’au bout l’espoir, toujours, s'allume.

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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 20:47

Je suis las et je déraisonne
Seul sur mon chemin
Je transporte à la tonne
Les soucis du lendemain

Assis sur le bord du chemin
Un homme me regarde
Voyeur au visage parchemin
Voyageur à l’âme bavarde

Son sourire mutin
Est comme une parole
A mon cœur enfantin,
Il sert de boussole !

Seul, je presse le pas
Sur cet étroit chemin
Mes jambes compas
Avancent vers demain

Un ange gardien
Veuille sur moi
Au bord du quotidien
Il m’insuffle la foi

Seul, je marche mon chemin
Il nous rêve de beaux lendemains …


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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 08:19

Assis sur le bord du chemin

Je regarde un homme
Vaquer vers son demain
D’un pas de métronome

Courbé comme un saule
Contre un vent cabotin
Il porte sur ses épaules
Tout le poids du destin

Son allure est familière
Ce quidam, ce pèlerin
A la marche régulière
C’est moi, quel chagrin !

Assis sur le bord du chemin
Je regarde ce moi vivre
Pourrais-je encore demain
Ainsi me survivre ?

Suffirait-il que je me lève,
Pour que ce fardeau s’allège ?
Le maître doit-il battre l’élève,
Pour que se rompe le sortilège ?

Assis sur le bord du chemin
Je nous rêve de beaux lendemains …

 



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Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /Jan /2009 20:25



Sous les eaux glacées
Du lac endormi
Ton visage de fée
Me regarde et sourit

Mon cœur givré
Se fend et bondit
L’amour, par bouffées,
Me retient à la vie

Comment les oublier ?
Ces hier, ces jadis
Ces années dorées
Ces beaux jours bénits

Dans le froid, transi
J’entends chuchoter
Le frimas; une poésie,
Un « Je t’aime » diapré

Sous les eaux figées
De ce lac chéri
Ton doux regard aimé
Me caresse et me suit




Instants givrés Instants givrés



Lire aussi "Le lac éternel"
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  • 17/10/1969
  • france pays de la loire angers
  • curieux photographie poésie
  • Ancien journaliste, ancien critique, désormais président d'un groupe que j'ai fondé, j'ai participé à quelques groupes d'écriture et rédigé de nombreux articles dans des domaines très variés.Bientôt quadra (avec bonheur !), une femme, deux

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