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Quelques poèmes, pensées du jour, haïkus, présentées sans prétention aucune ...
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Les ailes du vent Caressent mesjouesrêches Lesembrunsfrais et salés Entrouvrent mes lèvres sèches Lechantdes branches lascives Taquine mes tympansivres Hélios, pâle amant ardent Consume monâmefilament Le citronnier fait larévérence L’olivier, majestueux, s’incline
Sur unlitdefeuilles,
Bien heureux,
Jedodeline,
Sur leseuil,
Duparadis, Tranquille,
Enerrance,
Je merêve,
Immortel.
Ecrit à l'ombre de l'olivier, sur l'île de Noirmoutier, août 2008.
Frères humains, qui après nous viendrez,
N’ayez point pitié de nos cœurs noircis:
Dieu vous dira plutôt un grand merci.
Vous nous voyez ici très attachés,
Grappes de pantins désarticulés,
A nos jouets d’acier mus par la foudre ;
Nos corps éclatent d’être trop nourris ;
Prions Dieu que vous vouliez nous absoudre !
Quoique fûmes occis par vanité,
Votre dédain né à posteriori
N’efface pas la culpabilité ;
Bas et amers, nous avons tout gâché,
Nous sommes morts, âmes bien perverties,
Desséchés et noircis nos os de poudre
Nos orbites vides, nos yeux crevés.
Prions Dieu que vous vouliez nous absoudre !
Ici, la pluie acide a tout rongé,
Vestiges de notre folle industrie ;
Paysages carbones et aciers,
Fruits de nos fourneaux débridés, impies,
Triste destinée vous a t’on laissée
Orphelins, votre planète à recoudre,
Rejetons d’une société pourrie.
Prions Dieu que vous vouliez nous absoudre !
Gardez vous bien que l’Enfer soit ici ;
Dans la tombe fraîche creusée assis,
La violence vous aurez fait sourdre.
Témoins de nos faiblesses infinies,
Prions Dieu que vous vouliez nous absoudre !
D'après La ballade des pendus de François Villon (respect de la forme et des rimes, pour le reste : les puristes vondront bien m'absoudre !!)
La nuit a tout recouvert
De son noir linceul étoilé
Seul, j’écoute le silence
Assourdissant de souffrance
J’entends la douce rosée
Perler sur mon haubert
Je serre dans mon poing
Ma lance, dont brille le fer
Et calme du plat de la main
Mon cheval de guerre
La lumière froide
D’une lune d’automne
Irise ma lame roide
Je rabats mon heaume
Et charge en silence
Assourdissante puissance
Martèlent les sabots
La lande en frisonne
Pathétique héros
Naseaux au vent
Guerrier d’antan
Seul, à un contre cent
Mort avant longtemps
Mais droit et fier
La nuit, bientôt, aura tout recouvert
De son noir manteau de sang …
A l’orée de Brocéliande,
Où l’herbe même est légende,
Assis, j’écoute le silence,
Assourdissant de magnificence,
Sous la pâle lune d’automne
Le dieu-chêne fredonne
Engourdi, je m’endors
Sur une couche feuilles d’or « Lancelot … »,me susurre le vent.
A lire sur les magnifiques mélodies de Dead can dance, laissez-vous transporter par la voix incroyable de Lisa Gerard !
Une double dédicace pour ce texte (deux femmes, normal il y a un peu de Lancelot qui sommeille en moi ... ) :
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