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Ancien journaliste, ancien critique, désormais président d'un groupe que j'ai fondé, j'ai participé à quelques groupes d'écriture et rédigé de nombreux articles dans des domaines très variés.Bientôt quadra (avec bonheur !), une femme, deux
J’veux vivre ma vie
Façon Guinguette.
Adieu l’ennui
Bonjour musette !
J’ai décoré mon cœur
De jolis flonflons.
J’ai mis les bretelles
Du petit chanteur.
Au bord du Fleuve blond,
Sous une Lune rebelle,
J’ai sorti les guirlandes
Et les petits lampions.
Avec mes poteaux, Ceux de ma bande
On ripaille
Et on rimaille.
Anguilles,
Et petits poissons,
Frits et à l’ail.
On s’les enquille,
Et on s’encanaille
Avec des Géants,
Qui suivent nos pas,
Vaille que vaille !
Le vin coule des goulots ;
Et brûlent les mégots.
Ivres et légers,
On s’empiffre
De leurs chants :
Des Brel, des Ferré
Des Piaf, des Barbara … L’air désinvolte,
On guinche
Entre vrais potes.
L’air détaché,
On gouaille,
Entre fausses notes.
Vite estourbies,
Elles virevoltent
Sur les flots
Alanguis.
Le Fleuve
Reflet attendri,
Contemple
Ma jolie guinguette,
Mon temple,
Mon petit paradis.
Nous sommes d’aveugles fourmis
Qui courent
Sur un caillou
Qui tourne
Autour d’un astre
Qui brûle,
Inexorablement.
Cela est, depuis la nuit des temps
Tant que nous courons
Sur notre précaire condition
Peu ou prou, nous ne réfléchissons
Pour nous c’est si évident :
Tout est dans tout et réciproquement
Ainsi est faite notre vie
Une fin et un recommencement
Depuis notre père Adam
Nous reproduisons nos errements
Préférant l’Envie
Au choix d’un Autrement
Sœurs, Frères, Amis, Ennemis,
Arrachez ce mauvais habit
Ne vivez plus fatalement
Naissez, scintillez et consumez votre vie *
Qu’importe le final imminent
Augmentez l’intensité du filament
Nous sommes d’aveugles fourmis
Qui courent
Sur un caillou
Qui tourne
Autour d’un astre
Qui brûle,
A notre firmament.
« Cave Canem …»
Babines retroussées
Campé sur ses pattes
Le mastiff, arqué
Est tendu pour l’attaque
Le monde a changé
Depuis cette mosaïque
Mais sans être prosaïque
Pompéi ou ma Cité
Tout est idem.
« Cave Canem … »
La cendre a tout recouvert
Au pied du Mont Vésuve
Où règne le feu qui couve
Pas âme qui vive ou bouge
Dans ma banlieue de fer
C’est le règne du couvre feu
La misère dans une cuve
Le royaume du peu
Où trône la haine.
« Cave Canem … »
Depuis l’aube des Temps
La méfiance infeste l’homme
Craignons notre voisin
Tuons-le !, sans ultimatum !
Lâchons les chiens !
Faisons couler le sang,
Et aboyer les armes !
Ne livrons pas nos âmes
Dans un « Je t’aime ! ».
« Cave Canem … »
Le royaume du feu
Où couve la haine …
La cendre sous peu
Va tout recouvrir .
Le carnaval s’est tu
Les serpentins de fer dégringolent
Et la poussière retombe
Les masques sanglants jonchent le sol
Les linceuls sous les bombes
Les comédiens ne se relèveront pas
Désarticulés ils font corps
Avec le macabre décor
Dans une pluie de paillettes métalliques
Les chenilles broient et quadrillent
Il n’y aura ni supplique ni rappel,
Le carnaval s’est tu
Restent en scène :
La mort et la haine
Et moi
Devant l’écran
A vomir
Ma bile.
Tu es le garrot de soie De mon hémorragie prosodique
Tu es le baume galvanique De ma tétanie narcissique
Tu es le Sphinx de l’émoi, Des réponses à mes pourquoi
Tu es la caresse analgésique De mes écrits désarroi
…
Ma Panacée, chaque jour je bois A tes lèvres, ma source poétique
:
Quelques poèmes, pensées du jour, haïkus, présentées sans prétention aucune ...
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