Samedi 28 mars 2009
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10:27
Je ne verrai jamais
La coupole blanche
Du Taj Mahal
Mais je brulerai
Des feuilles blanches
Avec Robert Malaval
Je ne verrai jamais
Les murs crénelés
De la Muraille de Chine
Mais je volerai
En papillon mordoré
Belle Proserpine
Je ne verrai jamais
Les brumes vertigineuses
De la mythique Cuzco
Mais je lirai
A la lune frileuse
Tout Edgar Alan Poe
Je ne verrai jamais
La parfaite symétrie
De la Pyramide de Gizeh
Mais je déclamerai
Sous une parfaite nuit
Du Ronsard et
du Musset
Je ne verrai jamais
Serpenter le Colorado
Au fond du Grand canyon
Mais je dormirai
Paisible angelot
Œil coquet Belladone
Je ne verrai
Sans aucun doute
Aucune de ces Merveilles
Mais je m’assoupirai
Coûte que coûte,
Chaque jour près d’Elle.
Par Rudesrêves
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Lundi 23 mars 2009
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12:25
J’ai scarifié mon cœur
Au feu de larmes acides
Je l’ai regardé, lucide
Se convulser de douleur
De son fourreau thoracique
Pendouille sanguinolente
Ma clepsydre organique
Et s’éparpillent au vent
Les graines misérables
De ma vie de sable ...
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Vendredi 20 mars 2009
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19:19
J’écarquille des globes
Lardés de scories argentées
Je cligne des lobes
Le cervelet tout désorienté
Le magma mou oscille
Liquide diaphragme
Acidule mes cils
Éjaculât de flegme
Le soleil me burine
Martèle ses reflets
Me larde, me surine
De mille et un rais
J’ai l’œil magnitude
Et le rayon crochet
J’ai l’esprit longitude
Et le crayon aux aguets
Je hume le mercure
J’ai l'humeur volatile
Une lumière vomissure
M’irise d’un reflet fébrile
Par Rudesrêves
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Dimanche 15 mars 2009
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09:06
Cette semaine, aucune publication sur mon site, je laisse la parole à
Alain.
Un jour, moi non plus, je n'écrirai plus.
Plus qu'au rockeur et au chanteur que j'admire, c'est au poète que je dédie cette espace vierge,
avec sa seule voix pour habiller le silence.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Mercredi 11 mars 2009
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20:07
Je n’ai pas rompu le lien
D’avec nos chers défunts
Comme un pêcheur
ses rets
Je remonte des limbes talismaniques
Un mince filet d’or
vaporeux
Je souffle un amour volcanique
Sur leurs joues
râleuses
J’illumine d’un azur éblouissant
Leurs doux regards
fanés
J’insuffle une joie carmin
Dans leurs lèvres
exsangues
Je remets en vives eaux
Leurs beaux yeux
taris
J’évapore, d’un sourire silencieux
D’impérissables larmes blanches
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Lundi 9 mars 2009
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20:35
Repose en paix
Ma peine
J’ai fait sécher
Tout le sang
Au fusain
De mes veines
Mes yeux nécrosés
Ne craignent plus
De tes larmes
La soie pointue
Mon cœur mortifié
A brisé ta lame
Et ne bat plus
Pour toi, bourreau,
Qu’une vieille rengaine
Meurt en paix
Ma géhenne
Que s’envole avec toi
Cette grisaille sur mes os
Et que tombent de rouille
Le carcan et les chaînes
J’habillerai alors
Ma simple dépouille
De mes humeurs d’airain
Dernier volet du triptyque HUMEURS (Humeurs mercure, Humeurs salées, Humeurs d'airain)
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Samedi 7 mars 2009
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08:15
Comme des filins, tendus jusqu’au dévidoir
Ils arboraient en sautoir, leurs airs séraphins
Les Doc Martin’s pilonnaient le trottoir
Le cœur à l’étouffoir vers un avenir crachin
Les yeux au pochoir, craie blanche sur la peau
Ils portaient beaux, drapés dans leurs espoirs
Le jour à l’éteignoir, s’éveillaient les corbeaux
Et s’ébrouaient les idéaux, sous les manteaux noirs
La nuit était leur mère; la mort leur écritoire
Elisant manoirs dans les caveaux des cimetières
C’est le cœur sincère, qu’ils aimaient s’y asseoir
L’âme au purgatoire, reclus d’une vie ordinaire
Corvidé sur mon perchoir, je fus l’un des leurs
Un simple voyageur, en transit vers l’abattoir
Quand je ne pourrai surseoir ma dernière heure
J’élimerai la peur et plierai mon manteau noir.
En souvenir de mes "vertes années" noires.
Aux amis perdus, à l'insouciance, aux errances fondatrices.
Par Rudesrêves
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Mardi 3 mars 2009
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20:28
Je préférerais à jamais
Faire rimer amour
Avec topinambour
Plutôt qu’avec touj …
L’envers est mon engrais
Je conte à rebours
Suis l'empêcheur de poétiser en rond
Le fanatique du détour
Qui chie carré plutôt que rond
La poésie pesée au rabais
Aux caquètements de basse-cour
S’envole aux vents mauvais
Et meurt aux primes lueurs du jour
Je préférerais à jamais
Faire rimer le soleil
Avec chacun de mes orteils
Plutôt qu’avec verm …
A contre sens et de biais
J’écris vaille que vaille
Je détricote toutes les mailles
Je suis démon de mes mots
J’essuie à demi mes maux
A l’envers, à l’endroit
Je cris !
En vers et maladroit
J’écris ...
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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