Lundi 11 mai 2009
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17:00
On le dit fruit de nos hormones
Ou simple troubadour
Est-il un gaz sans carbone ?
Il fuse et blesse, ce vautour
Et dévaste plus qu’aucun cyclone !
C’est un sentiment à contre-jour
Ni Placébo ni Méthadone
Il exécute toute forme d’humour
Et électrocute nos neurones
Sur notre cœur il joue tambour
Et notre cortex est aphone
Collision au centre du carrefour
Il renverse la vie monotone
C’est un mal, c’est l’amour
Qui nous empoisonne
C’est une malle, c’est une tour
Qui nous emprisonne
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Poèmes
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Dimanche 10 mai 2009
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08:00
Mourrons païens, voulez vous ?
Moi, comme un Histrion
Joli Sexomorphe
Couard et vrai héros !
Toi, comme statue Pygmalion
Beauté polymorphe
Au marbre si chaud
Mourrons divins, voulez vous ?
Moi,comme un Myrmidon
Loyal à Achille
Combattant torse nu Toi,
comme dans les Décamérons
Indolente docile
Posant alanguie et nue
Mourrons mondains, voulez vous ?
Moi, comme dans un Delon
Beau comme un dieu
Le cheveu magnifique
Toi, comme dans un Simenon
Sourire délicieux
De la veuve diabolique
Mourrons demain, voulez vous ?
Ecoutez le sanglot long !
De ce violon
Monotone
Pleurer avant l’heure
La langueur
De l’automne …
Mourrons ensemble, c’est entendu !
(Hommage, maladroit, au Prince des poètes)
Par Rudesrêves
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Lundi 27 avril 2009
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08:55
La gaîté m’emmerde !
Elle est l’opium des cons
Des « Çà ira mieux alors rions »
Bêtise érigée en qualité
Archétype de la vacuité
J’emmerde la gaîté !
La gaîté m’emmerde !
Elle est le rendez-vous des obligés
Le bon club calamiteux des vanités,
Miteux carrefour des calembours
Des « Vois comme j’te bourre »
J’emmerde la gaîté !
Les gens gais m’emmerdent !
Pauvres clowns du dimanche
P’tits rigolos du jeu de manche
Farceurs et Blagueurs invertébrés
Rigolards et Fêtards sonorisés
J’emmerde les gens gais !
Je suis triste, et à çà me plaît !
Alors qu’on me laisse trister en paix.
Pitié, mettez votre gaîté en sourdine !
Et laissez-moi pisser tout mon spleen.
Lecture au second degré (minimum) éxigée
Par Rudesrêves
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Mercredi 15 avril 2009
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16:15
Des rides s’entredévorent
Sur les écailles liquides
Du dragon endormi
L’hypnotique clapot
D’un ruisseau jugulaire
Apaise la berge décoiffée
Sur une couronne griffue
Un gardien détrempé
Cancane dans le vent
De gros ronds bleus
Explosent en caillots
Sur les petits carreaux
Je referme le Moleskine
Et j’essore mon rêve
Il pleut sur le Lac
Troisième et dernier volet du tryptique sur Le Lac (lire Le Lac éternel et Sentiments de givre)
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Poèmes
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Mardi 14 avril 2009
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13:33
Sur le lac éternel
Un reflet du ciel
Se trouble soudain
En un souffle divin
Est-ce l’aile d’un ange ?
Qui ridule le miroir
Est-ce une mésange ?
Venue y boire
Sous le lac éternel
Les ondines veillent
Sur de petits alevins
Blottis en leurs seins
Sont-ce des êtres étranges ?
Tritons des histoires
Sont-ce des poissons anges ?
Qui ont peur du noir
Au bord du lac éternel
Un poète sommeille
D’un repos serein
Repu de rêves divins
Du lac éternel
Il est le gardien
D'un sempiternel
Quotidien
Par Rudesrêves
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4
Vendredi 10 avril 2009
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18:19
On peut être
Sans avoir
Mais
On ne peut avoir
Sans être.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Tribunes libre
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Vendredi 3 avril 2009
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22:55
D’une commune poitrine
S’effilochent les souffles molleton
Au bord d’un abîme
De pierres et de moellon
La peur bat en sourdine
Avant la morsure froide
Des cyclopes d’acier
Une respiration
Ultime ouate humide
Se fige en faction
Vrombissent en echo
Un millier de frelons
Et des coquelicots
Eclaboussent de sang
Les frêles plastrons
Devant une haie de bottines
Les corps ploient
Frappés par la foudre
Les suppliciés enlacés
Se ratatinent
Sur le doux lit
De la clairière chagrine
Leurs visages livides
Criblés, dégoulinent
D’une chevrotine liquide
Le ciel au maquis
A pris les armes :
Il lave à l’envi
Ces belles âmes
De larmes de bruine
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Publié dans : Poèmes
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Mercredi 1 avril 2009
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/2009
08:00
Vêtu de mon costume de matamore,
Je me suis mesuré
À Elle !
J’ai roulé des épaulettes,
Sautillé d’un pied sur l’autre,
J’ai fait craquer ma nuque,
Puis je l’ai étreinte à pleines mains.
Au comble de l’excitation,
Balloté par son souple déhanchement,
J’ai coulé en elle.
Immédiatement
Enivré.
Totalement
Noyé.
Elle,
Alanguie,
Allongée,
Souveraine,
Jouait les indifférentes.
Elle roulait d’une hanche sur l’autre,
Dans un spasme ondulé.
Après deux ou trois flux et reflux,
Hypnotiques,
Elle m’a recraché,
Comme le cadavre d’une mouette !
Pauvre embryon de moi-même,
Mort-né,
Dans son placenta salé.
Elle, impassible,
A continué
De rouler ses hanches liquides.
Elle, impérieuse,
A continué
De retrousser ses babines moussues
Sur le sable frémissant d’écume.
Je me suis confronté
A la Mer, déchaînée.
Pathétique Jonas,
J’ai sombré.
Ne reste de mon outrecuidante vanité,
Que ma carcasse échouée
Sur un linceul de galets noirs et blancs.
Par Rudesrêves
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