Mardi 3 mars 2009
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20:28
Je préférerais à jamais
Faire rimer amour
Avec topinambour
Plutôt qu’avec touj …
L’envers est mon engrais
Je conte à rebours
Suis l'empêcheur de poétiser en rond
Le fanatique du détour
Qui chie carré plutôt que rond
La poésie pesée au rabais
Aux caquètements de basse-cour
S’envole aux vents mauvais
Et meurt aux primes lueurs du jour
Je préférerais à jamais
Faire rimer le soleil
Avec chacun de mes orteils
Plutôt qu’avec verm …
A contre sens et de biais
J’écris vaille que vaille
Je détricote toutes les mailles
Je suis démon de mes mots
J’essuie à demi mes maux
A l’envers, à l’endroit
Je cris !
En vers et maladroit
J’écris ...
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Dimanche 1 mars 2009
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11:51
Peser
Le mot
Fuir
Le beau
Préserver
La blancheur
De l’insulte
Du trop
Retenir
Le stylo
Substantiver
L’égo
Poser
Le mot
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Samedi 28 février 2009
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11:17
Être le chaînon manquant
Néanderthal sur la paroi
Autant que sable du pavois
Ou sel sur cœur béant
Être enfin soi :
Sujet plutôt que roi
Poète-amant :
Le chaînon marquant.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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Mercredi 25 février 2009
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Aveugle,
J’observe
De frêles noyés
Se débattre
Boursoufflés, bourbeux
Dans la mélasse
D’un ciel gris pâteux
Leurs yeux cireux
Fondent au creuset
Des larmes de métal chaud
Le barrage a lavé l’encre
En un flot huileux
Ruissellent
Les eaux-fortes
En lavis délavées
Les flots effilochés
Submergent
Le calice
Cabossé
De leurs cheveux d’anges filasse
La barbacane grège
Dédie son carénage
Au limon soyeux
Vestale nue
D’une déesse désossée.
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Dimanche 22 février 2009
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21:49
J’ai crevé l’outre du chagrin
S’écoulent grain à grain
Les humeurs sable
De mes plaies de flanelle
Les yeux écorchés
Par les filaments de larmes barbelées
Sirupent de pleurs acidulés
J’ai le cœur empesé
Par une douleur alcaline
J’en poignarde de rage
La peau du Moleskine
Et laisse gicler les maux
Sur papier à petits carreaux
Je suis Brutus
Et César est mon chagrin
Bien avant les Ides de mars
Je me draperai assassin
Et passerai par le fil
Cette impératrice livide
Je ferai saigner
Cette catin de tristesse
Je l’empalerai
Avec un vers effilé
Percerai son sein de cuivre
A la faire pisser des entrailles
Par mille soies de fiel noires
Puisse-t-elle baigner, gisante
Dans une flaque poétique
Cadavre obscène
Exposé au miel
D’un soleil public
Obsédante carcasse
Qui me ronge l’aine
Cette traîtresse inique
Grande reine rapace
Ma tristesse tyrannique
Ma peine,
Par contumace.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
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