Jeudi 4 septembre 2008 4 04 /09 /Sep /2008 08:20
Il y a des jours
Où je me sens ...
Imparfait
Dernière clope
Ultime goulée de whisky
Le dragon ne crache plus
Faute de carburant

Il y a des nuits
Où je me sens ...
Incomplet
Dernière baise bâclée
Dernier orgasme glacé
Le reptile ne se love plus
Faute d’adjuvant

Il y a des jours, il y a des nuits …
J’ai fait le plein
D’eau de feu, de bon tabac
Vidé mes tracas
Hissé mes ébats
Je suis bien
Ca va !




Texte déposé copyright, tous droits réservés.
Par Rudesrêves - Communauté : Poésie contemporaine
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 11:43


 La dernière phalange, bouclier contre bouclier

 

 Les hoplites étaient alignés
 Droits, tels des épis de blé
 Les cimiers bigarrés des casques
 Ondulaient dans les bourrasques
 Pieds calés dans la terre meuble
 Les soldats, humbles fils du peuple
 Attendaient le choc
 Plantés tels des rocs
 Paysans ou commerçants *
 Grecs, et tous braves gens
 Bouclier contre bouclier
 Guerriers du même collier
 Dans la phalange des Thébains
 Ces doigts d’une même main
 Ne craignaient ni le pieu, ni la flèche
 De la horde hérissée venue de Perse.

 

 
Les hoplites resserrèrent les rangs
Droits, ils formèrent un mur vivant
Cœurs battants derrière le fer
La droite protégée par le frère **
La sueur coulait sous les casques
La peur roulait sous les masques
Les mains, calleuses, soudain, se serrèrent
Montèrent les lances et tendirent les fers
Vague furieuse, les corps ennemis
Se disloquèrent sur la ligne unie
Se brisèrent les hampes dans la fange
Rougirent les piques de la phalange
Le bronze poli,  plia mais tint bon
Les cuirasses se couvrirent de horions
Moissonnés, les ennemis se dispersent
Brisés, leurs corps refluèrent à la Mer.


 

 
Ruedesrêves, 23 juillet 2008, texte déposé, tous droits réservés.

 

 

 
    * Hommage (fantaisiste) aux hoplites grecs venus nombreux mourir aux côtés des valeureux spartiates de Léonidas, qui eux étaient des soldats professionnels. L’histoire n’a retenu qu’eux, pas les pauvres paysans et pères de familles Thébains et Thespiens venus pour mourir aussi.

 

 
    ** Contrairement aux idées reçues, le bouclier creux (Aspis koilè ou Hoplon) se portait à main gauche et protégeait donc le côté droit de l’hoplite voisin.

 

Par Rudesrêves - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 24 août 2008 7 24 /08 /Août /2008 11:26

Je ne sais plus pourquoi,
Mais je vole !
Sidérés, les passants me jalousent.
L’air fouette mes joues,
Je suis Icare, c’est sûr !


Puis c’est la chute !
Inattendue, brutale.
Je frappe la route.
Mes poumons se font
Soufflets d’une forge !


Mes oreilles sont déchirées
Par la plainte métallique
De la tôle vernissée
Que l’on écorche
Sur le bitume râpeux.


Un corps d’acier
Gît çà et là, démantibulée.
Ma carcasse,
De chair et sang,
Gît ici, disloquée.


La voiture,
Le stop.
Ma moto,
Le choc.

- Puis, plus rien. -




Rudesrêves, 21 août 2008, texte déposé Copyright.com, tous droits réservés.
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /Août /2008 13:37


 
Qui n’a jamais imaginé ?
Flotter dans le néant
Léger, transparent,
Ange éthéré.

 
Qui n’a jamais songé ?
Tutoyer l’infini
Cœur alangui
Débordant, comblé.

 
Qui n’a jamais rêvé ?
Effleurer l’absolu
Nouveau nu,
Gourmand, affamé.

 
Qui n’a jamais envisagé ?
Voler les Cieux
A la barbe des Dieux,
Insolent Prométhée.

 
Qui n’a jamais regretté ?
Pleurer par amour
Attendre son retour,
Amant, aveuglé.

 
Qui n’a jamais espéré ?
Duper la Mort
Au jeu du plus fort,
Inconscient, illuminé.

 
Qui n’a jamais vécu ?
Et désormais n’est plus.


 

 

Août 2008, texte déposé Copyright.com, tous droits réservés.

 


 

Par Rudesrêves - Communauté : Poésie contemporaine
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Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 11:26


Ecoute
Ce silence
Dans la maisonnée,
Enroulée dans le sommeil.
Ecoute cette douce cacophonie,
Le ronronnement
Du placide frigidaire.
Le tic tac
De l’horloge d’antan.
Le pépiement lointain
De l’oisillon solitaire.

Regarde
Cette pénombre
Quand chacun
Dort et sombre.
Regarde-les
Tisser
Les derniers
Filaments
Ethérés
Du dernier
De leur songe.

Goûte
Ce cristal de sel
Déposé là
Par le vent du matin,
Sur mes lèvres
Craquelées.
Goûte
La rosée
Amère
Et enivrante
Chargée d’éternité.

Respire
Ces grains de poussière
En volutes irisées.
Particules iodées,
Qui s’infiltrent
En ton Être.
Respire
Un brin
Elémentaire
Du grand
Univers.
                                  
Touche
Cette ride
Sur mon front
Grisonnant,
Par l’aube illuminée.
Touche
Ce sillon
Témoin
Raviné
Et attendrissant,
Chargé d’humanité.



Août 2008, texte déposé Copyright.com, tous droits réservés.
Par Rudesrêves - Communauté : Poésie contemporaine
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  • Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
  • Poésie contemporaine Rudes rêves
  • Homme
  • 17/10/1969
  • france pays de la loire angers
  • curieux photographie poésie
  • Ancien journaliste, ancien critique, désormais président d'un groupe que j'ai fondé, j'ai participé à quelques groupes d'écriture et rédigé de nombreux articles dans des domaines très variés.Bientôt quadra (avec bonheur !), une femme, deux

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