Lundi 11 mai 2009
1
11
/05
/2009
17:00
On le dit fruit de nos hormones
Ou simple troubadour
Est-il un gaz sans carbone ?
Il fuse et blesse, ce vautour
Et dévaste plus qu’aucun cyclone !
C’est un sentiment à contre-jour
Ni Placébo ni Méthadone
Il exécute toute forme d’humour
Et électrocute nos neurones
Sur notre cœur il joue tambour
Et notre cortex est aphone
Collision au centre du carrefour
Il renverse la vie monotone
C’est un mal, c’est l’amour
Qui nous empoisonne
C’est une malle, c’est une tour
Qui nous emprisonne
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
-
Publié dans : Poèmes
11
-
Partager
Mercredi 15 avril 2009
3
15
/04
/2009
16:15
Des rides s’entredévorent
Sur les écailles liquides
Du dragon endormi
L’hypnotique clapot
D’un ruisseau jugulaire
Apaise la berge décoiffée
Sur une couronne griffue
Un gardien détrempé
Cancane dans le vent
De gros ronds bleus
Explosent en caillots
Sur les petits carreaux
Je referme le Moleskine
Et j’essore mon rêve
Il pleut sur le Lac
Troisième et dernier volet du tryptique sur Le Lac (lire Le Lac éternel et Sentiments de givre)
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
-
Publié dans : Poèmes
-
10
-
Partager
Vendredi 3 avril 2009
5
03
/04
/2009
22:55
D’une commune poitrine
S’effilochent les souffles molleton
Au bord d’un abîme
De pierres et de moellon
La peur bat en sourdine
Avant la morsure froide
Des cyclopes d’acier
Une respiration
Ultime ouate humide
Se fige en faction
Vrombissent en echo
Un millier de frelons
Et des coquelicots
Eclaboussent de sang
Les frêles plastrons
Devant une haie de bottines
Les corps ploient
Frappés par la foudre
Les suppliciés enlacés
Se ratatinent
Sur le doux lit
De la clairière chagrine
Leurs visages livides
Criblés, dégoulinent
D’une chevrotine liquide
Le ciel au maquis
A pris les armes :
Il lave à l’envi
Ces belles âmes
De larmes de bruine
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
-
Publié dans : Poèmes
-
13
-
Partager
Mercredi 1 avril 2009
3
01
/04
/2009
08:00
Vêtu de mon costume de matamore,
Je me suis mesuré
À Elle !
J’ai roulé des épaulettes,
Sautillé d’un pied sur l’autre,
J’ai fait craquer ma nuque,
Puis je l’ai étreinte à pleines mains.
Au comble de l’excitation,
Balloté par son souple déhanchement,
J’ai coulé en elle.
Immédiatement
Enivré.
Totalement
Noyé.
Elle,
Alanguie,
Allongée,
Souveraine,
Jouait les indifférentes.
Elle roulait d’une hanche sur l’autre,
Dans un spasme ondulé.
Après deux ou trois flux et reflux,
Hypnotiques,
Elle m’a recraché,
Comme le cadavre d’une mouette !
Pauvre embryon de moi-même,
Mort-né,
Dans son placenta salé.
Elle, impassible,
A continué
De rouler ses hanches liquides.
Elle, impérieuse,
A continué
De retrousser ses babines moussues
Sur le sable frémissant d’écume.
Je me suis confronté
A la Mer, déchaînée.
Pathétique Jonas,
J’ai sombré.
Ne reste de mon outrecuidante vanité,
Que ma carcasse échouée
Sur un linceul de galets noirs et blancs.
Par Rudesrêves
-
Publié dans : Poèmes
-
9
-
Partager
Samedi 28 mars 2009
6
28
/03
/2009
10:27
Je ne verrai jamais
La coupole blanche
Du Taj Mahal
Mais je brulerai
Des feuilles blanches
Avec Robert Malaval
Je ne verrai jamais
Les murs crénelés
De la Muraille de Chine
Mais je volerai
En papillon mordoré
Belle Proserpine
Je ne verrai jamais
Les brumes vertigineuses
De la mythique Cuzco
Mais je lirai
A la lune frileuse
Tout Edgar Alan Poe
Je ne verrai jamais
La parfaite symétrie
De la Pyramide de Gizeh
Mais je déclamerai
Sous une parfaite nuit
Du Ronsard et
du Musset
Je ne verrai jamais
Serpenter le Colorado
Au fond du Grand canyon
Mais je dormirai
Paisible angelot
Œil coquet Belladone
Je ne verrai
Sans aucun doute
Aucune de ces Merveilles
Mais je m’assoupirai
Coûte que coûte,
Chaque jour près d’Elle.
Par Rudesrêves
-
Publié dans : Poèmes
-
15
-
Partager
Derniers Commentaires