Samedi 13 août 2011 6 13 /08 /Août /2011 15:25
Je suis de partout
Et de nul part
Déroulant ma bobine vide
Dont le fil s'est rompu
Sur mes traits tirés

Je roule le rocher
De mes angoisses
A travers la peine
De mes ravines
Aux Cordillères de mes hier

Mon spleen
A la traine 
Claque des dents
Ma carte est constellée 
D'étoiles mortes-nées 

Des rêves tortueux 
lézardent
A flanc de mon âme 
Loin des pâturages 
De mes jours heureux 

Perdu et ennuagé 
Je rêve de cimes franches
Inaccessibles apogées 
Telles les rimes blanches
Du silence 



Phil, alias Rude, texte déposé Copyright.
Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 7 mai 2011 6 07 /05 /Mai /2011 10:48

Nos tristes oripeaux
Bientôt se faneront
Et nos épaules de paille
S'affaisseront sous le joug
D'une banale fatalité
Injuste comme un petit jour
Qui ne se lèverait plus
La lutte est perdue
Et l'espoir, vain
Les brumes assassines
Électrisent nos peurs primates
Et nos chairs agonisent
Au rythme envoûtant
D'un ressac ombilical
Une danse utérine
Qui se repait de nous
Un lancinant acide
Ruminant a pleines dents
Les fibre de nos êtres
A ce jeu avide
Il n'y a que des perdants
Car les chaises vides
Ne sont jamais musicales
Mais bancales
Et chauffées a blanc

 

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : à pas d'heure
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 09:40

Réédition dédiée à mes amis bloggeurs tunisiens et à tous les tunisiens en général. Sans prétention, ni ingérence mais avec un énorme respect pour eux, qui ont su dire non à une barbarie ordinaire et rampante, mais néanmoins insupportable.

 

 

 

 

 

J'entends au loin les tambours

Résonnent leurs cuirs

A s'en briser l'échine

Les cuivres des anges

Ne couvrent plus

La cadence utérine

Des brunes phalanges

La haine ne se cache plus

Au milieu de la foule

Elle dégueule aigre

Un brouet vicié

Fuyez sans honte !

Cousez vos lèvres

D'un long fil d'acier

Je n'ai qu'une plume

Comme ultime souche

Qu'un seul poème en bouche

Pour essuyer l'écume

Mais je hurlerai le silence

De nos amertumes.

 

 

 

première édition, août 2010

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : Coup de gueule !
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires
Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 21:02

C’est le passage à vide …
Le trou, le rien : que dalle !
Même pas très original.
Jusqu’à mon spleen
Qui se la joue pantomime …


Côté verseau, côté rectal,
Même pas très mal !
Juste un peu "has been"
Pauvre écriture …
Pauvre nourriture …


L’esprit malsain,
Dans un corps pas sain !
Même le style est éraillé
D’avoir trop crié,
Sur du mauvais papier.


C’est le coup de mou …
Mais rassurez-vous :
Pas de quoi se flinguer,
Pas de quoi se flageller,
Juste une p.utain de journée !

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 22:00

 

Le vent sentinelle

effiloche la robe frangée

d'un saule moussu

Un vieil écossais

au kilt flanelle

exposant aux muses

son calice écorcé

Aux notes bossues

des cornemuses

émoussés

 

 

 

 

Philippe Cougé

édition du 04 janvier 2011 (première édition)

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : Poésie française
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires
Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 20:05

J'inocule en métastases sublimes

des vers au parfum d'ardoise

 

Je tisse des rêves turquoises

en grossières quenouilles

 

J'écosse des galets en pointillé

dont je tapisse les hypogées

 

Je lisse à la pattemouille

des canopées aux racines

mes matins effilochés

aux cieux de rouille

 

 

 

 

 

Philippe Cougé

édition du 04 janvier 2011 (première édition)

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : Poésie contemporaine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 10:25


Diatribe et bonnes résolutions poétiques pour 2011

 


Ecrire. Ecrire pour soi, écrire pour les autres. Ecrire comme une thérapie ? Ecrire pour être lu ? Se raconter, se mettre à nu ? Ou se cacher derrière les mots, s’inventer un ailleurs …

 

Ecrire, et puis c’est tout ! Pour le plaisir. Pour l’évasion. Pour aller vers les autres, pour aller vers soi …

 

C’est tout ce que je vous souhaite pour l’année qui s’ouvre !


Ecrivez, tout le temps, tout et n’importe quoi : des romans, des nouvelles, de la poésie, des haïkaï, des acrostiches, des aphorismes, des listes des courses, des lettres d’amour à la voisine canon (90-60-90, et une jupette de 8 cm2 …), des lettres d’insultes à l’inspecteur des impôts (l’œil torve, le cheveu huileux, la lippe molle …)

 

Ecrivez et lisez !

Les autres, sur le web bien entendu, mais les autres sur papier aussi. Lisez et relisez vos classiques, lisez les jeunes auteurs qui ont besoin de vous, de nous ! … Comme le dirait Jésus s’il revenait sur Internet (à lire certains ici et ailleurs, je pense que c'est le cas …) : LISEZ VOUS LES UNS LES AUTRES !


Enrichissez-vous des autres, de leurs similitudes avec vous mais aussi et surtout de leurs différences et enrichissez-vous, vous-même !

 

Sachez garder modestie en toutes choses ! Dites vous bien que nous sommes à la littérature en générale et à la poésie en particulier, ce que sont les peintres de la place du Tertre sont à la peinture : de petits gribouilleurs. Notre Graal à nous c’est d’écrire un seul texte qui puisse avoir un soupçon de qualité poétique, dans toute notre vie. Mieux encore, d’agrémenter cette perle si souvent attendue de quelques textes pas trop mauvais pour éditer un petit recueil …  Recueil, qui outre le fait de nous faire passer à la postérité ( ?!) se vendra dans le meilleur des cas, à 22 personnes (pour la moitié, les amis et la famille !).

 

Innovez ! Ce n’est pas en cherchant à perfectionner la chandelle que l’homme découvrit l’électricité. En poésie il en va de même, pourquoi sans cesse réécrire (plus mal, cela va de soi) Le lac de Lamartine, ou Mignonne ... de Pierre de Ronsard ?

Trouvez vous, et pour cela donnez vous la peine de chercher … Osez, expérimentez, ou tout du moins, essayez ….

 

Bon j’arrête là ma diatribe dans le vide, qui ne rencontrera fatalement que deux lecteurs, deux fêtards attardés pas encore dessoulés de leurs agapes du nouvel An …

J’ai le sentiment d’être un donneur de leçons, un sans culottes de l’écrit, perché sur un tabouret (oui, je suis petit …) et haranguant une foule de poètes et poétesses en colère décidés à prendre d’assaut la Bastille poétique.

 

Une forteresse qui ressemblerait un peu au Web, une succession de petites cellules dans lesquelles chacun s’évertue à écrire sur les murs, sans se soucier de qui partage la cellule voisine.

Une prison pour les mots (où parfois l’on torture l’orthographe et la grammaire, par pur plaisir sadique …).

Un cachot pour l’ouverture d’esprit, d’une exigüité telle que les détenus finissent par en venir aux mains plutôt que d’apprendre à échanger civilement et faire connaissance humainement.

 

Cette prison, je vous propose de la mettre à bas. Ecrivons sur un même et unique grand mur, constitué de briques solides et saines, telles l’amitié, le partage, le respect, l’ouverture d’esprit et l’Amour.

 

Bonne et heureuse année poétique à tous.  

 

 

 

 

 

Réédition de mes voeux pour 2009 ...

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Tribunes libre - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Ecrire un commentaire - Voir les 26 commentaires
Samedi 1 janvier 2011 6 01 /01 /Jan /2011 02:00

 
La nuit je danse
dans le venelles de ma vie
où des tambours en folie
martèlent l'absence

La nuit je tombe
à travers des portes closes
Je me désenglue de la prose
d'un bien triste monde

La nuit je fuis
immobile flèche tendue
sur un arc bandé aux nues
j'épingle l'ennui

La nuit je meurs
sous la voûte craquelée
d'un plafond étoilé
j'élis ma demeure

La nuit je vis
de vers rimés audacieux
qui périssent silencieux
à mesure que j'écris

Au matin reparu
je souffle sur les cendres
du souvenir encore tendre
de leur splendeur nue

 

 

 

réédition de septembre 2009 (texte présent dans le recueil "Des feuillets des mots vrais" édité par les éditions du Petit Pavé.)

 

 

Par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) - Publié dans : Poèmes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
Ecrire un commentaire - Voir les 19 commentaires

Copyright du site

N° dépôt: H46618C

Tous les textes présents sur ce blog sont protégés. En cas de copie non autorisée, l'auteur se réserve le droit de poursuivre le(s) contrevenant(s).




Profil

  • Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé)
  • Poésie contemporaine Rudes rêves
  • Homme
  • 17/10/1969
  • curieux photographie poésie
  • Ancien journaliste, ancien critique, désormais président d'un groupe que j'ai fondé, j'ai participé à quelques groupes d'écriture et rédigé de nombreux articles dans des domaines très variés.Bientôt quadra (avec bonheur !), une femme, deux

Présentation du blog

Derniers Commentaires

Réseaux sociaux

Recommander

compteur de visites

Rechercher

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés